Les gens se suivent
et se ressemblent
De la salive en provision
Il y a des mains qu 'issues,
qui tremblent
Au fond des poches de pantalons
Les gens s 'essuient sur leurs voisins
Dans leur dos, bien évidemment
Chacun sa mère dès son jardin
Beaucoup trop dur, l 'avis d 'amant
Quoi qu 'il arrive, quoi qu 'il en soit
Si je dérive, je ne meurs pas
Les jours se suivent, la vie nous tue
Si je m 'opprive, je suis foutu
Les gens se crachent les uns sur les autres
et puis, ce n 'est pas tout
Ils se sourient devant le mur
mais le mur ne tient plus debout
Les gens se cachent en prenant
soin de ne rien laisser dépasser
Ils se complaisent dans le rien,
mais tout ce rien n 'est pas assez
Quoi qu 'il arrive, la vie s 'en va
Si je prive, je ne vis pas
Les jours se suivent, la mort se rue
Si je dérive, je ne meurs plus
Les gens se lassent de leurs amis
Ils font main basse à tour de rôle
C 'est le vinaigre de leur vie
Un sentiment de ras -le -bol
Les gens sont lasses car c 'est la fin
Il faut se défaire de ces nœuds
Oublier crée de nouveaux besoins
C 'est la peur de devenir
vieux
Quoi qu 'il arrive, quoi qu 'il en soit
Si je dérive, je ne meurs pas
Les jours se suivent, la vie nous tue
Si je me trive, je suis foutu
Quoi qu 'il arrive, la mort nous tient
Si je dérive, je sens où vient
Les gens se suivent, la vie nous tue
Si je salive, je suis perdu
Quoi qu 'il arrive, la vie s 'en va
Si je me prive, je ne vis pas
Les jours se suivent, la mort se rue
Si je dérive, je ne meurs plus
Moi, c 'est au présent que je vis
C 'est auprès de toi, mon amour
Même si parfois j 'ai envie
de te fuir